Bonjour, Hello, Привет,
On peut aussi dire Goetentag, Szcia, Cембено, Ciao, Szcech, Goeiendag ou Hola
Bref, j'en ai rencontre des gens, de tous zorizons et qui parlent tous une langue différente. Heureusement, il y a toujours plus ou moins un standard de référence : l'anglais... pour les non-russes, le russe pour les autres (je vous avoue que je suis quand même plus à l'aise avec l'anglais...) et pour ceux qui veulent, il y a même moyen en allemand (parfois).
Jusqu'ici j'ai rencontré : 3 Américains, un Autrichien, un Italien, une Suisse, des Burunduki (non, ils ne viennent pas du Burundi ! Ce sont des écureuils qui adorent notre intendance), 6 Allemands, un Espagnol, une Polonaise, 3 chiens, une Hongroise, pleins de Russes, des Buryates (qui sont Russes mais pas vraiment), un Khazakhe, 2 Françaises plus 3 autres sur la route, des Moscovites (qui sont Russes mais pas vraiment), un Israélite pensionné qui m'a accoste dans la rue, un ours (empaillé), d'autres Russes, quelques Kirghizes au marché et même des Belges : 2 Flamands, un Wallon et moi, Bruxellois, en même temps dans la même auberge. Quelle belle représentation! Et tout ça rien qu'en Russie, s'il-vous-plaît! Lorsque je remonterai jusqu'à mon départ la liste s'alourdira un peu : pour toutes ces personnes dont la route a croisé la mienne, j'ai bien peur que mille lignes ne soient pas suffisant. Sachez que je vous remercie toutes et tous, un par un et une par une, pour tout ce que vous m'avez apporté pour m'aider à poursuivre ma route!
Depuis Irkoutsk, ville de 500 mille habitants environ, j'ai pris le train à 22h après avoir pris un léger souper dans une stalovaya en face de la gare. Dans cette stalovaya, j'ai vu ce que j'ai longtemps imaginé en rigolant : 2 françaises en train d'essayer de commander qqch en s'aidant du guide de conversation Français-Russe du Routard que j'ai moi-même acheté avant de partir. Cela dit en passant, il est vraiment très mauvais : préférez celui du Lonely Planet si vraiment vous envisagez de traverser la Russie sans connaître un mot de russe. (Ce que je déconseille fortement. J'ai déjà l'impression d'avoir manqué pleins de trucs rien que parce que je ne parle pas assez bien). Mettez-vous à leur place et essayez d'imaginer qq'un en train d'essayer de construire une phrase à partir des exemples proposés dans le bouquin sans connaître ni la signification des mots (lequel est le sujet? le verbe? le complément?) ni même leur prononciation, le tout en naviguant entre les différentes pages que vous avez soigneusement retenues avec vos 5 doigts et ou se trouvent les 4 mots qui vous semblent utiles pour obtenir ce que vous désirez... Après quelques sourires dissimulés dans ma barbe, je proposai donc généreusement mon aide pour secourir ces demoiselles en détresse face a l'employée qui commençe à perdre patience. J'apprends alors que l'une désirait une soupe froide traditionnelle (akroochka) mais qu'elle s'est résignée à accepter la portion de poulet pané (kouuritsa) qu'on lui présente en réponse. L'autre désirait un dessert en commandant une "kommpot" et reçu une boisson ressemblant à un sirop de fruit maison (attention aux faux-amis: ça ressemble au français, ça sonne français, c'est même un mot français... mais ça ne signifie pas la même chose que chez nous). Je ne suis tout de même pas arrivé trop trop tard et les aidai pour payer l'addition avant d'entamer la conversation. Un peu de compagnie féminine, et en français qui plus est, ça ne se refuse pas.
Au vu de leur inaptitude à baragouiner le moindre mot en russe, je m'interroge! J'ai déjà du mal à acheter un billet de train, comment font-elle pour ne pas se faire trucider par l'employée des chemins de fer russes travaillant au guichet? Celle qui, traditionnellement, vous envoie paître après 5 sec d'hésitation, vous engueule après 10, appelle le client suivant après 15 et la sécurité après 20. Comment font-elle, ne fut-ce que pour trouver le bon guichet? Car il faut savoir qu'en Russie, il y a un guichet information (qui ne s'écrit pas информация [informatsiya], ce serait trop facile), un autre pour les départs dans moins de 24h, un autre pour les trains de banlieue et encore d'autres pour je ne sais pas trop quoi. Enfin, il y a quelques guichets pour les trains longues distances (les поезды [poyezde] dont j'ai déjà parlé dans mon article sur l'Ukraine du 28 mai. C'est les mêmes mais il sont pas bleus et plus chers). Il faut aussi savoir que le guichet ferme de temps en temps: 15 à 20 min de pause devant ton nez (interruption technique, qu'ils appellent ça), il faut aussi savoir demander qui est le dernier dans la "file" et préciser que vous êtes après lui (à défaut, vous n'atteindrez jamais le guichet) et, malgré ça, il faut parfois savoir défendre sa place. Bref, je m'interroge et les interroge :
-"Comment faites-vous pour acheter vos billets?"
-"Oh! Tous nos billets ont été achetés à l'avance via l'agence à Paris, depuis Saint-Pet' jusque Pékin."
-"Ah c'est bien ça, c'est pratique,... Et, euh,... ça m'intéresserais de savoir combien vous avez payé votre billet? Si c'est pas trop indiscret, bien sur..."
-"Du tout! Du tout!... Irkoutsk - Ulan-Ude : 80 Euro"
Un instant de réflexion et je réalise ce que représentent les 480 Roubles de mon billet.....
-"Fantastique! Moi j'ai paye 12 Eur... C'est vraiment pratique les agences de voyage mais je crois que je m'en passerai..." :-/
Bref, j'en ai rencontre des gens, de tous zorizons et qui parlent tous une langue différente. Heureusement, il y a toujours plus ou moins un standard de référence : l'anglais... pour les non-russes, le russe pour les autres (je vous avoue que je suis quand même plus à l'aise avec l'anglais...) et pour ceux qui veulent, il y a même moyen en allemand (parfois).
Jusqu'ici j'ai rencontré : 3 Américains, un Autrichien, un Italien, une Suisse, des Burunduki (non, ils ne viennent pas du Burundi ! Ce sont des écureuils qui adorent notre intendance), 6 Allemands, un Espagnol, une Polonaise, 3 chiens, une Hongroise, pleins de Russes, des Buryates (qui sont Russes mais pas vraiment), un Khazakhe, 2 Françaises plus 3 autres sur la route, des Moscovites (qui sont Russes mais pas vraiment), un Israélite pensionné qui m'a accoste dans la rue, un ours (empaillé), d'autres Russes, quelques Kirghizes au marché et même des Belges : 2 Flamands, un Wallon et moi, Bruxellois, en même temps dans la même auberge. Quelle belle représentation! Et tout ça rien qu'en Russie, s'il-vous-plaît! Lorsque je remonterai jusqu'à mon départ la liste s'alourdira un peu : pour toutes ces personnes dont la route a croisé la mienne, j'ai bien peur que mille lignes ne soient pas suffisant. Sachez que je vous remercie toutes et tous, un par un et une par une, pour tout ce que vous m'avez apporté pour m'aider à poursuivre ma route!
Depuis Irkoutsk, ville de 500 mille habitants environ, j'ai pris le train à 22h après avoir pris un léger souper dans une stalovaya en face de la gare. Dans cette stalovaya, j'ai vu ce que j'ai longtemps imaginé en rigolant : 2 françaises en train d'essayer de commander qqch en s'aidant du guide de conversation Français-Russe du Routard que j'ai moi-même acheté avant de partir. Cela dit en passant, il est vraiment très mauvais : préférez celui du Lonely Planet si vraiment vous envisagez de traverser la Russie sans connaître un mot de russe. (Ce que je déconseille fortement. J'ai déjà l'impression d'avoir manqué pleins de trucs rien que parce que je ne parle pas assez bien). Mettez-vous à leur place et essayez d'imaginer qq'un en train d'essayer de construire une phrase à partir des exemples proposés dans le bouquin sans connaître ni la signification des mots (lequel est le sujet? le verbe? le complément?) ni même leur prononciation, le tout en naviguant entre les différentes pages que vous avez soigneusement retenues avec vos 5 doigts et ou se trouvent les 4 mots qui vous semblent utiles pour obtenir ce que vous désirez... Après quelques sourires dissimulés dans ma barbe, je proposai donc généreusement mon aide pour secourir ces demoiselles en détresse face a l'employée qui commençe à perdre patience. J'apprends alors que l'une désirait une soupe froide traditionnelle (akroochka) mais qu'elle s'est résignée à accepter la portion de poulet pané (kouuritsa) qu'on lui présente en réponse. L'autre désirait un dessert en commandant une "kommpot" et reçu une boisson ressemblant à un sirop de fruit maison (attention aux faux-amis: ça ressemble au français, ça sonne français, c'est même un mot français... mais ça ne signifie pas la même chose que chez nous). Je ne suis tout de même pas arrivé trop trop tard et les aidai pour payer l'addition avant d'entamer la conversation. Un peu de compagnie féminine, et en français qui plus est, ça ne se refuse pas.
Au vu de leur inaptitude à baragouiner le moindre mot en russe, je m'interroge! J'ai déjà du mal à acheter un billet de train, comment font-elle pour ne pas se faire trucider par l'employée des chemins de fer russes travaillant au guichet? Celle qui, traditionnellement, vous envoie paître après 5 sec d'hésitation, vous engueule après 10, appelle le client suivant après 15 et la sécurité après 20. Comment font-elle, ne fut-ce que pour trouver le bon guichet? Car il faut savoir qu'en Russie, il y a un guichet information (qui ne s'écrit pas информация [informatsiya], ce serait trop facile), un autre pour les départs dans moins de 24h, un autre pour les trains de banlieue et encore d'autres pour je ne sais pas trop quoi. Enfin, il y a quelques guichets pour les trains longues distances (les поезды [poyezde] dont j'ai déjà parlé dans mon article sur l'Ukraine du 28 mai. C'est les mêmes mais il sont pas bleus et plus chers). Il faut aussi savoir que le guichet ferme de temps en temps: 15 à 20 min de pause devant ton nez (interruption technique, qu'ils appellent ça), il faut aussi savoir demander qui est le dernier dans la "file" et préciser que vous êtes après lui (à défaut, vous n'atteindrez jamais le guichet) et, malgré ça, il faut parfois savoir défendre sa place. Bref, je m'interroge et les interroge :
-"Comment faites-vous pour acheter vos billets?"
-"Oh! Tous nos billets ont été achetés à l'avance via l'agence à Paris, depuis Saint-Pet' jusque Pékin."
-"Ah c'est bien ça, c'est pratique,... Et, euh,... ça m'intéresserais de savoir combien vous avez payé votre billet? Si c'est pas trop indiscret, bien sur..."
-"Du tout! Du tout!... Irkoutsk - Ulan-Ude : 80 Euro"
Un instant de réflexion et je réalise ce que représentent les 480 Roubles de mon billet.....
-"Fantastique! Moi j'ai paye 12 Eur... C'est vraiment pratique les agences de voyage mais je crois que je m'en passerai..." :-/
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Ensuite, il s'est passé plein de choses. J'ai participé au grand projet de construction de sentiers de randonnée autour du lac Baikal. 15 personnes au milieu de la foret à deux heures de marche du petit village le plus proche au milieu de la vallée de ... (je ne me souviens plus du nom de cette rivière) qui prend sa source dans les montagnes de ... (Xundar Dabhan ??? Je ne me souviens plus non plus) au milieu de la réserve naturelle ou vivent une centaine d'ours, des loups, des cerfs, des félins, ... mais les seuls animaux qu'on a pu apercevoir étaient les petits Bouroundouks qui, chaque jour, ne cessaient de nous chiper nos réserves de fruits secs et autres noix. Comble : ils les dégustaient sous notre nez à deux pas de notre "salle à manger". Mais on était pas là pour admirer les animaux, on était là pour travailler! Planning quotidien :
- 8h. réveil et petit déj' (comprenez Kacha [porridge russe], café soluble ou thé [comme partout en Russie], confiture et pain [quand il en reste]. Ceci dit, quand on sait le préparer et l'accompagner, le Kacha peut être vraiment délicieux.)
- 9h30 départ depuis le campement, jusqu'au sentier. Armés de pioches, pelles, scies, haches, lom et même d'une tronçonneuse, tout le monde (à l'exception des deux qui sont "on duty today") grimpe le versant de la montagne d'un air gai et enjoué et se met au travail en souriant et s'attelant à la tache tel des fourmis : chacun sait ce qu'il a à faire, communique avec son voisin dans le cas contraire, l'aide si besoin ou va plus loin si son mètre carré est terminé.
- 12h30 à 16h pause du midi. Dîner préparé par les "on duty today" qui nous attend alors que nous chantons d'un air gai et enjoué "Hé Ho, Hé Ho, on rentre du boulot! ... " (En fait, non. Mais j'avais envie parce que c'est un peu tout comme). Longue pause pendant les heures chaudes, histoire de pouvoir plonger dans la rivière qui semble jaillir du surgélateur, se laver ou ses vêtements, ou se prélasser au soleil, ou écrire, ou lire, ou autre.
-16h à 19h : encore un peu travailler juste histoire d'attendre le souper et passer la soirée autour du feu sur lequel l'eau est maintenue au chaud pour se faire du thé à toute heure.
et comme ça 4 jours sur 5. Le cinquième jour, c'est jour de pause. On descend à la "ville", au lac et au 'magazine'.... histoire de se prendre un bon "Banya" (un Sauna russe bien chaud et plein de vapeur!!! Huuum... Mnye ootchine nraavitcya [j'apprécie énormément]), s'acheter des clopes et l'une ou l'autre bouteille, acheter du poisson fumé sur le bord de la route et se prélasser sur la plage au bord du lac.
En 15 jours, à 15 personnes, on a construit 350m de sentier à travers la so-called Jungle (ce qui par endroits est vraiment justifié sauf que, dans la jungle, il ne fait pas -30 en hiver et + 30 en été...). Autant vous dire que pour terminer ce sentier, il faudra encore quelques années, plusieurs volontaires, beaucoup de patience et d'ardeur.
Après ça retour à Irkoutsk pour se reposer un peu avant d'enchaîner sur le projet suivant que je vous décrirai ultérieurement parce que comme à mon habitude j'ai déjà passé quelques heures dans ce cybercafé et je commence à en avoir assez.... Je sais ce que les plus médisants d'entre vous répondrons à cela : "T'as qu'à écrire plus souvent!" Oui, je sais... mais j'ai peur de vous embêter avec tous mes messages....
Bref, pour le moment, je suis au Kazakhstan que je traverse du nord au Sud pour ne pas perdre l'été qui s'achève derrière moi (au Nord, en Sibérie, l'été commence en juillet, se termine en août puis l'hiver commence; et s'achève en mai voire en juin par endroit...) Direction le Sud et les montagnes qui se profilent au-dessus d'Almaty sur la frontière du Kirghizstan...
La suite dans quelques jours, c'était juste pour rassurer tout le monde que je suis toujours en vie et en liberté. J'ai pas encore eu de problèmes administratifs mais je vous assure que ça me prend pas mal de temps pour être plus ou moins en règle et ça me pompe. Tous ces pays sont pas vraiment aisés (ou plutôt vraiment pas aisés) pour les voyageurs indépendants. Heureusement que tout ce qui m'entoure me remonte le moral et me rend mon énergie....
Je cesse de vous dire au revoir en 85 lignes et vous embrasse chaleureusement.
Jean-Christophe, ЖК

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